Apprendre à monter un col

On entend souvent que pour être bon grimpeur, il faut être né dans une région montagneuse

Il est bien difficile de contredire cette maxime. Evidemment, se confronter dès le plus jeune âge aux grands cols est indéniablement un plus.

Cependant, il ne s’agit pas là d’une vérité absolue. Le breton Bernard Hinault ne nous contredira pas, pas plus que la légende du plat pays Eddy Merckx ou les coureurs bataves qui ont fait des grands massifs leur terrain de jeu.

Apprendre à grimper, cela s’apprend.

Ou que vous soyez, des méthodes d’entraînement spécifiques peuvent vous aider à devenir, si ce n’est un « voltigeur », du moins un grimpeur plus que respectable.

Le but est d’acquérir un coup de pédale sur des petits braquets.

D’ailleurs, lorsque vous entamez une montée en vélo de course, commencez sur un petit braquet, afin de réchauffer vos muscles et ne pas brûler toute votre énergie pour la suite.

Adaptez par la suite le braquet à votre cadence de pédalage.

Si vous disposez à proximité de chez vous de cotes, aussi minimes soient-elles, profitez-en pour les monter au train à une faible cadence (40 à 60 tours/minute) les mains en haut du cintre.

Vous travaillerez ainsi force et vélocité, et apprendrez à caler votre bassin.

Astreignez-vous aussi à des séances en fractionné de 5 minutes chacune où vous allez chercher à repousser la puissance que vous pouvez maintenir sur une durée déterminée.

Votre cadence devra être de 110 rotations par minute à 70% de votre fréquence cardiaque maximale.

Le travail sur home-trainer, avec un relèvement de la partie avant pour simuler la pente, est également très bénéfique. De même, des exercices de gainage ne seront pas superflus.

Dans tous les cas, privilégiez avant tout la qualité plutôt que la quantité.

$category