Cadence de pédalage VTT

Le geste du pédalage avec la rotation du pédalier

Vous maîtrisez désormais le geste du pédalage en ayant travaillé chaque phase du cycle de rotation du pédalier. Vient désormais à faire que cette gestuelle œuvre de concert avec la fréquence de pédalage.

Reste à déterminer cette dernière, qui est fonction de votre conception de la pratique du VTT et de votre niveau.

Pour un utilisateur peu entraîné et irrégulier, c'est-à-dire pratiquant de loisir, la cadence constatée oscille entre 50 et 65 rpm (RPM : révolution par minute). Dans le cas d’un vététiste confirmé, elle monte entre 80 et 110 rpm.

Et lors d’un sprint ou d’une compétition de bicross, elle peut atteindre les 180 à 250 rpm !

Quelle est donc la cadence de pédalage idéale ? Pas évident de répondre car la pratique du VTT est par nature contrainte par le terrain abordé.

Si un rythme de pédalage élevé de 80 à 110 rpm est conseillé pour pédaler plus vite et plus longtemps, il est évident que dans une bosse, on redescend rapidement entre 60 et 80 rpm…

Dans tous les cas, préférez un rythme soutenu mais régulier sur petit développement et plus lent sur gros braquet. Si vous le pouvez, dotez-vous d’un compteur pour constater votre cadence.

Vous pourrez ainsi mémoriser plus facilement votre progression, qui se doit d’être réalisée par étape et non en « moulinant » pour « mouliner ».

Pédaler en force sur un gros braquet, c’est l’occasion idéale pour se « cramer » rapidement, et ensuite manquer de souffle. Surtout, vos muscles, tendons et autres ligaments sauront vous rappeler le mauvais traitement que vous leur avez infligé.

Optez avant tout pour la souplesse, car la vélocité se traduit par économie, vitesse, changement de rythme, franchissement etc.

Question santé, un pédalage rapide favorise votre système cardiovasculaire, là où un pédalage plus lent fera davantage appel à vos muscles et articulations.

Surtout pas d’inquiétudes, vos vaisseaux sanguins et votre cœur ne se porteront que mieux d’un rythme soutenu, car la pression artérielle est moins violente mais plus diffuse.

De plus, tourner les jambes ménage vos genoux, votre cuisse se contracte moins et la rotule glisse ainsi plus facilement sur le fémur sans s’écraser et donc préserve son cartilage.

Quant à vos muscles, la succession de contractions puis décontractions favorise l’aspiration du sang, augmentant de fait l’oxygénation musculaire et diminuant de facto le rythme cardiaque.

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